Kiqincoup Tetoupal

Yvon Lammen notre sympathique road runner Belge, nous propose de découvrir le calendrier des évènements motos de l'année 2020, Christian nous dit : "édité par Kiqincoup Tetoupal . Il est très complet et peut donner des idées de sorties et de balades. Je pense qu'il intéressera plus d'un (e) VROAMEUR (E) !"

Aussi, pour le parcourir, cliquez : ICI.

L'essai de la Bellagio par Jean-Louis

ESSAI MOTO GUZZI BELLAGIO 940

Prologue : la rencontre !

Après sept années de très bons et très loyaux services du V-strom, j’ai envie de changer. Mimi ne fait plus de moto. Le choix se fera donc selon ma seule envie. Et mon désir c’est une routière. Chevaucher à nouveau une Guzzi me tente aussi. Les Breva sont de bonnes routières, on peut en trouver de bien équipées pour le voyage. La cylindrée qui me tente le plus est la 850. Surprise, c’est la plus difficile à trouver. Une ou deux sur le bon coin en cliquant sur « toute la France ». Au cours de ces recherches je découvre que le moteur de cette 850, modifié, équipe un modèle que je ne connais pas : la Bellagio (940 cc). Pas le moindre souvenir d’en avoir « zyeuté » une un jour.

J’ai trouvé des avis très divers à propos de la catégorie dont elle ferait partie : roadster, custom, routière, et même « custom sportif »….. Ceci aiguise ma curiosité. Petit tour sur le bon coin, toujours sur la France entière, 16 Bellagio sont à vendre, c’est mieux que la Breva 850. Modèle plus récent, mais elles sont toutes loin du Mans, la plupart dans le midi. Beaucoup sont modifiées, notamment en « Café Racer », ce que je ne recherche pas. Patience….
Enfin une annonce à Rennes ! C’est une « Luxury », la version que je préfère, a priori. Une seule option, un pare-brise, ce qui est bien. Un rapport « année / état / kilométrage / entretien / prix » très bon comparé aux autres annonces. Trop beau pour être vrai ? Petit coup de téléphone pour vérifier certains points. Je propose à la vendeuse de venir muni d’une assurance à mon nom avec les références de sa moto pour pouvoir l’essayer sans risque. Elle accepte. Et c’est parti pour Rennes.
Arrivé à destination, la vendeuse, septique, vérifie l’attestation d’assurance. Elle est tout sourire !
Note : mon assureur propose cette possibilité, et de plus c’est gratuit si l’essai se traduit par un achat ! Intéressant à savoir.
Nous descendons au garage où la belle passe ses nuits. Première impression : « oh p….n ! »
Elle est ma-gni-fi-que. Une moto super belle, certes, et dans un état irréprochable. Le traditionnel « comme neuve » des annonces n’est ici pas bidon .Photo 1

La proprio la sort à l’air libre pour l’essai…  Deuxième poussée d’adrénaline ….. le son !! Je lâche un« pô pô pô »….
Le son? La partition devrais-je dire, c’est une musique ce moulin.
Je lui explique que je veux faire un essai varié : petite route, village, belle route et autoroute (celle venant de Caen n’est pas loin et gratuite). Elle me donne les directions à suivre et c’est parti.
Les souvenirs du pilotage de la Calif sont un peu loin, mais ils reviennent vite ! Sur la partie petite route de campagne, tout se passe bien. Le plaisir commence déjà à prendre le dessus sur l’appréhension du départ. Sur route plus importante, une bonne surprise de plus, le coup de pied au csmiley, à l’accélération. Encore un « pô pô pô », tout seul, dans le casque. Plaisir doublé par celui de la sonorité qui accompagne l’accélération. Le pied !
Retour par autoroute. La puissance de la belle est plus que suffisante pour rouler 2 heures à « vitesse radar augmentée de 45€ et 1 point de moins pendant 6 mois», ma ligne de conduite désormais. Le pare-brise est très efficace, un bon point de plus.
Retour au garage. Je me suis planté dans l’itinéraire et je rentre plus tôt que prévu. Visage tendu de la vendeuse qui pense que je suis déçu. « Ça’l fait pas ?» lance-t-elle. Cela m’arrange un peu car, à l’inverse, j’aurais eu du mal à cacher mon enthousiasme avant de négocier le prix. Au fond de moi, bien que conscient de mon emballement et du risque de regretter l’achat dans quelques mois, c’est décidé, je suis preneur. Je parviens à faire semblant d’hésiter un peu. Très vite elle baisse le prix puis me propose de changer le pneu avant. Affaire conclue.

Voilà la petite histoire d’un coup de cœur.

Le bilan , un an plus tard.

Mon analyse à froid et avec un peu de recul demeure très positive. Bien sûr il a fallu me réapproprier le mode d’emploi de la conduite Guzzi.
- Passer au point mort avant l’arrêt des roues ! Sinon ….. galère . A l’arrêt, la combinaison d’une boîte capricieuse et d’un voyant peu fiable rend la chose délicate. Beaucoup de temps perdu et…. du « déplaisir ».
- C’est une Guzzi, son couple permet donc de repartir facilement à bas régime. Toutefois, en prenant une courbe prononcée ou un rond-point, ne pas couper totalement les gaz, garder un petit filet pour éviter un à-coup du cardan à la reprise.
Des comportements propres à ce modèle ont été aussi nécessaires.
- Reprendre les habitudes d’un freinage « à l’ancienne ». Eh oui, cette moto ne dispose ni de l’ABS ni du freinage couplé Guzzi, encore moins des avancées techniques modernes. D’autant que le frein arrière est un peu trop efficace. Quelques glissades de la roue arrière, surtout par temps de pluie.
- Changer de geste et d’habitude pour enclencher la latérale. Celle-ci est placée très en avant de la moto. L’ergot pour la manipuler est juste devant le levier de vitesse. Pour moi c’est une première !
Une fois à l’arrêt, au point mort (voir plus haut) mais moteur tournant, j’accrochais très souvent le levier de vitesse. Évidemment le passage de la 1ère sans débrayer me faisait caler avec risque de chute car le couple est tel que la moto tressaute. Il faut utiliser le talon et non l’avant du pied comme sur mes motos précédentes. Par ailleurs j’ai pris la bonne habitude de couper le moteur avant de béquiller, ce qui supprime le problème. Idem au départ, je ramène la latérale avant de lancer le moulin. Sauf pour chauffer le bloc, à froid, pas le choix (pas de centrale).
Progressivement, mais assez rapidement, tout est rentré dans l’ordre

C’est bien connu, le coup de foudre dans un couple peut être éphémère. Vivre ensemble, est une autre affaire. Une fois l’euphorie de l’achat passé, les défauts sont apparus. Je ne pouvais en ignorer certains, très signalés dans ce que j’ai pu lire avant l’achat (pas d’ABS, pas de compte-tours, pas de jauge, pas de centrale….). Et à l’inverse, ce qui existe dont on se passerait bien ! Suspension arrière hyper dure, poignée d’embrayage à prendre à 2 mains! Pour toucher le public féminin, sur les derniers modèles, Guzzi a baissé la hauteur de selle de 5cm en ne changeant que l’amorto ! Bonjour la fermeté. J’ai donc investi dans un amortisseur. Mieux, mais pas parfait.
Toujours « amoureux » de la « belle-agio », mes petites fesses se trouvaient bien sur la selle. Mais sur une très longue distance…. J’avoue que c’était juste. Lors du W-E de Dijon, un Vroameur averti trouve ma selle très dure, trop ? Il avait raison. Début juillet, quand je suis allé au rassemblement Guzzi (voir article) j’ai vu pour la première fois une autre Bellagio que la mienne, et même deux. Au premier coup d’œil j’ai vu que ma selle avait été modifiée. La selle d’origine est bien plus moelleuse et son galbe plus marqué, un peu plus « custom ».photo 2

Le concessionnaire me dit que beaucoup des propriétaires qui recherchent un look « café-racer » changent la selle. On doit pouvoir trouver la selle d’origine sur le net. Bingo ! Un peu de patience et j’ai trouvé cette selle d’origine. Vraiment mieux, et plus joli sur la moto.

Et la « bagagerie » (1) pour voyager ? Là, c’est la mauvaise surprise. Rien d’origine puisque le modèle ne se fait plus. Modèle peu vendu, donc production d’un adaptable non rentable pour les grandes marques. Rien sur le net. Obligation de passer par Hepco-Becker. Les tarifs dissuasifs m’ont fait opter pour des valises photo 3dans les moins coûteuses de la marque. Pas terribles …. Et elles m’ont valu les quolibets de certains vroameurs à Dijon dont je tairai les noms, n’est-ce pas mon ami « le chat »? Très petites et un look inadapté à la belle. Le bon coin va-t-il encore me tirer d’affaire ? Des semaines de patience plus tard, je repère une paire de valises de chez Hepco qui vont sur mon support et qui me plaisent. Un look adapté et un volume bien supérieur .
Prix correct mais vendues avec le support pour une autre moto, dont je n’ai évidemment pas besoin. Petit coup de fil et la conclusion de la négociation est incroyable. Le vendeur garde sa fixation, baisse donc le prix. Puis le prix baisse encore car je lui propose qu’il vende sa fixation avec….. mes valises. L’idée lui plaît, il accepte. Je suis vraiment chanceux.photo 4

Reste que les fixations, sans les valises montées, c’est….. vraiment pas beau .
Tout en cherchant mes nouvelles valises, j’explorais une autre piste. Adapter des cavalières, comme j’ai fait pour le Vstrom. Problème, pas d’ancrage facile d’accès. Hepco vend une adaptation « femelle » qui, fixée sur une valise, permet d’installer ladite valise sur mon support. Pour ce faire, le dos, côté roue, doit être très rigide. Pas trouvé çà en magasin. En cherchant mes valises via le bon coin, suis tombé sur des sacoches vélo, en carton plastifié, munies d’une plaque métallique côté roue, donc adaptation Hepco facile. Quand je n’utilise pas les valises, ces deux photo 5sacoches cachent l’affreuse fixation. Larges de 11 cm, elles restent en place dans le garage. 
Tout bon, Gianluigi.

Malgré les défauts évoqués, le bilan de l’utilisation est bon. C’est une bonne moto, très agréable à piloter pour les balades. En ce qui concerne les longues distances, c’est également très positif avec les modifs (selle et amortisseur). Je pense même que ce serait maintenant envisageable avec passager(e). Après le bol d’or, je suis parti de chez mon frère (Toulon) à 8 heures. Arrivé à la maison (Le Mans) à 19h30, en ayant quitté l’autoroute à trois reprises, dont un passage par le col de la République. Il est vrai, en roulant à …. (voir plus haut). Je n’ai pas encore utilisé les nouvelles valises, ce ne peut être que mieux.
L’autonomie est suffisante, surtout si on roule de suite après le plein. Sinon, sur la latérale, fuite de carburant par le bouchon. Danger. Il faut prendre le café avant le plein, ce qui n’est pas dans l’ordre des choses. L’absence de jauge est compensée par une fenêtre qui indique le kilométrage parcouru après allumage du témoin de réserve. Pas con. Plus précis qu’une mauvaise jauge ! photo 6
Après 15000 km parcourus dans l’année ma conso moyenne est de 5,5 Ltr, une autonomie qui tourne à 260-270 km mais la fuite du bouchon réservoir empêche un vrai plein. (2)
Le bruit excessif peut aussi fatiguer. C’est dû soit au pare-brise qui fait office de caisse de résonance, soit au fait que mon casque est moins efficace que le précédent, soit aux deux mon capitaine.
Cette moto s’est surtout vendue pour les balades, certes, mais aussi pour une utilisation urbaine.
De mon point de vue elle n’a rien d’une moto de citadin. La boîte et l’embrayage sont typiques Guzzi et la poignée est dure à manipuler. Avec quelques vroameurs, nous nous sommes retrouvés pris dans un embouteillage monstre à Marseille suite à un incendie. Au bout de ….. un certain temps mon adjudant ... je ne sentais plus mon poignet.
A l’inverse, sur route, je dois faire attention car le plaisir à la piloter, la musique des accélérations, font que je roule plus vite qu’avec le Vstrom. Surprenant mais certain.
photo 7Le coût de l’entretien est raisonnable, hormis les 2 bougies intérieures (côté réservoir) à plus de 40€ pièce. Heureusement elles ne sont changées qu’une fois sur deux.

Alors, dans quelle catégorie la classer ?
Au bout du compte, il est vrai qu’on peut la classer dans les catégories roadster, routière et custom !
Pour « GT » et « Sportive », faut pas pousser non plus ! Pas facile non plus de lui trouver un lien quelconque avec un « Trail » ! Ben si, ma position de pilotage est très proche de celle sur le Vstrom : guidon large, assis dos droit.
Personnellement, vous l’aurez compris à la lecture, je l’utilise comme une routière. "Pour le probème de la latérale, une photo vaut mieux qu'un long discours"Latrale 1

Non, rien de rien, non je ne regrette rien …… Si on aime la moto de caractère, c’en est une. J’adore cette moto. Ce n’est plus un coup de cœur, c’est LA moto, c’est MA moto. A tel point qu’il y avait bien longtemps que je n’avais parcouru autant de km en un an. Je ne vous dis pas non plus combien de fois je l’ai briquée, à en rendre Mimi jalouse.

Content Jean-Louis.
(1) « bagagerie »  Explication pour les guillemets. Le PC souligne en rouge, comme pour me signaler une faute. Après vérification, ce mot correspond au lieu où sont rangés, stockés, des bagages, et non à un ensemble de bagages. Mais les correcteurs sur PC ne sont pas en mesure de faire ce distinguo. Alors ? Deuxième vérification dans un bon vieux Larousse. Ce mot n’existe pas dans la langue française, tout simplement.

(2) Je viens de réaliser que l’autonomie était plutôt à 280-290 km suite à l’achat et même une fois 300 en balade. Le bouchon ne fuyait pas et donc le réservoir était mieux rempli. La fuite doit faire suite à la fixation de la sacoche-réservoir sur le bouchon. Il faut que j’en vérifie l’installation, le serrage.

Du côté du Moto Club les Vikings

L’automne est désormais bien installé et cela signifie que la saison des courses sur routes touche à la fin. Il ne reste en magasin plus que le GP de Macau auquel participera Xavier DENIS. 
Ceci dit nos Road Racers n’ont pas pour autant troqué leurs bottes pour des charentaises. Certains pilotes et non des moindres : John McGuinness (23 victoires au TT et 99 participations), Xavier Denis, Estelle Leblond, Julien Toniutti, Morgan Govignon... avaient répondu à l’invitation du Moto Club les Vikings cher à nos Vroameurs Guy et Corinne.
Celui-ci organisait son traditionnel Puces Moto du Val de Reuil (près de Rouen) et pour l’occasion souhaitait faire découvrir pour la première fois les courses sur routes au public. Expositions de machines, jeux vidéo, séances d’autographes, simulateur avec circuit du TT….
Ci-joint quelques clichés (Pour voir l'album photo, cliquez : ICI ) attestant entre autre la bonne humeur de John McGuinness en recherche de reconversion dans la police municipale ;-)

Mike

Des Guzzi à Gogo

JEAN-LOUIS CHEZ LES « GUZZISTES »

 Pour voir l'abum photo correspondant au texte, cliquez : ICI , et pour voir les photos correspondant aux motos de cette manifestation, cliquez : LA .

Fin juin début juillet de cette année, les aléas familiaux font que nous ne sommes pas encore partis pour des vacances méritées. Et pourquoi ne pas passer le temps par une petite balade avec la rutilante Bellagio ? Reste à trouver un point de chute. J’ai acheté les années passées du bon café sur la route des vacances, dans l’Indre. (« Je » car Mimi ne consomme pas de café). Le stock est épuisé, joignons l’utile à l’agréable, voire l’agréable à l’agréable !

Petit parcours mijoté grâce à l’aide de Manu (vroameur sarthois, accompagné de Josefa) qui m’a appris à construire un itinéraire à l’aide d’un logiciel. Petit souci toutefois avec le GPS qui « coupe » de plus en plus souvent. Le café dans les valises, retour via Tours, passage par la concession Guzzi qui a effectué le branchement du GPS. Réparation sur le champ, très rapide. Le mécano explique la coupure du fil par les vibrations de la bête…. Ah ? …. M’étonne ….
Au moment de partir j’aperçois sur le comptoir de la concession une affiche appelant à un rassemblement Guzzi à Brion, le W-E qui suit. Tiens, je prends le numéro,vais regarder çà en rentrant. Brion est dans l’Indre, donc pas très loin. Petit coup de fil à l’organisateur. Il reste des places, le tarif est très correct (75€ les 6 repas et les 2 sorties), ma décision est très vite prise, j’y vais. Pour l’hébergement, chacun fait ce qu’il veut, mais le rassemblement se passe sur le terrain de foot, avec camping sur place gratuit, les sanitaires des footeux à disposition. Je n’ai plus de tente, un copain du ping me prête la sienne et c’est parti !
Enfin, parti …. pas si vite que çà. La toile du copain, c’est un vieux modèle : 13 Kg et un sac de 80 cm de long ! Mais finalement j’arrive à tout caser, grâce à Mimi ... ... qui m’a offert à Noël un sac à dos. J’ai aussi ressorti le top-case grand format.
Le W-E commence le vendredi après-midi. Les participants arrivent petit à petit, plantent la toile autour du terrain.
- « Dis donc, il est où le soleil du matin ? »
- « Ici j’sais pas, mais souvent c’est à l’est…. »
Il fait une chaleur d’enfer et les premiers demis sont rapidement servis. Pas d’argent à la buvette. Il faut acheter des jetons, bon système.
Toute l’organisation collective était déjà en place à notre arrivée : Barnum avec tables et bancs, barbecue, du bois, buvette, camion « scène », camion frigo. Tout est branché, raccordé. Certainement des heures et des heures de travail.
J’entends un participant interpeler  Christian . Tiens, tous les responsables d’un club moto se prénomment Christian !?!. Non, ce n’est pas lui, mais celui qui l’apostrophe ! Jean-Pierre, son prénom.
Cela continue d’arriver de partout. Jusque d’Angleterre, Irlande et Pays de Galles, même s’ils n’ont pas fait le voyage à cette seule fin. D’autres arriveront samedi et même dimanche. Le camping est gratuit, les non-campeurs payent leur hébergement, non compris. D’où ce W-E à la carte, tout comme le tarif.
Le tour du stade se remplit de toiles bigarrées et surtout de magnifiques motos. Quel pied !
Évidemment la nouvelle V 85 TT, dans plusieurs coloris, mais aussi plein de modèles. Une britannique en avait même 2 dans son camion. Une très vieille Guzzi qui n’a jamais démarré, elle a fait les sorties sur une BM flat twin un poil plus récente. Mais comme dirait Christian, notre président, « une BM flat twin ce n’est jamais qu’une Guzzi qui a les seins qui tombent !».
Pas très loin de ma toile, Il y a un modèle qui m’interpelle, une Breva. On sent bien qu’il y a bizarrerie.
Je n’attends pas très longtemps pour en savoir plus, le propriétaire est trop content d’éclairer ma lanterne.
- « C’est une petite Breva, une moto que j’aime bien, mais le moteur est un peu juste, je l’ai remplacé par un V9. A vue de nez c’était faisable. En fait il a fallu pas mal de modifs : le cadre …. certaines fixations …. l’arbre ….»
- « Et la carte grise ????? »
- « Quoi, la carte grise ? » …..  …… …… J’ai des questions bêtes …..

Il y avait également deux autres Bellagio. Un Vroameur présent à la vallée de l’Ouche avait trouvé ma selle anormalement dure. Il avait raison. Ma selle a été modifiée et l’originale est bien plus confortable.

Les échanges s’engagent à chaque arrivée et, vous ne serez pas surpris, bon nombre des pilotes sont des passionnés, intarissables (entre 2 demis je veux dire).

Arrive l’heure du repas, après un petit apéro, très raisonnable. Menu italien, cela tombe sous le sens, le même depuis des années selon les anciens.
Un petit groupe local et sympa pousse la chansonnette, registre variétés et chansons de soirées. Quelques échanges et bières plus tard ……. sous la toile, faute de couette, et dodo.

Le samedi matin, après le p’tit dej, pas de précipitation de type vroamesque, on ne décollera pas avant « moins le quart- moins dix ». Destination une piste de Kart, avec balade par petites routes. Je demande comment cela se passe pour rouler. La réponse ne tarde pas, très simple : « Ben... tu suis... ». Pas de groupe, pas de road-book, le chef devant, quelques pilotes connaissant le parcours derrière et c’est parti. Cortège impressionnant, et donc villageois-oises impressionnés. Mais le tout est bon enfant, pas d’excès, ni de vitesse ni de bruit. Une bonne vingtaine de Guzzistes se prêtent au jeu du Kart (en sus, tarif correct).
Malgré l’absence de consigne je n’ai pas vu non plus de moto s’arrêter pour faire le plein. Il faut dire aussi que les distances parcourues sont assez courtes.
- « Chez nous, jamais de pique-nique, on mange toujours au terrain, c’est comme çà ».
C’est certain, un repas à table prend plus de temps qu’un pique-nique, mais qu’importe, on a le temps.

L’après-midi sera consacrée à la visite du musée du cuir et du parchemin à Levroux, avec balade bien sûr. Départ à moins vingt….
Bien sympathique moment avec, au retour, un arrêt pour un apéro offert par le patron d’une auberge, accompagné de bien bons petits amuse-gueules.
Direction Brion pour un repas-barbecue avec soirée musicale. Changement d’ambiance avec cette fois un groupe très rock. Les uns reprennent les paroles en chœur, les unes dansent, d’autres font les deux et les timides, dont je suis, boivent un verre. Sans Philippe, je ne danse pas.
Pour pouvoir revenir l’année suivante, il ne faut pas abuser du bruit tard dans la nuit. Alors rejoignons nos toiles….. après une dernière !

Surprise en ce dimanche matin, quelques gouttes viennent perturber le lever. De l’eau ? Enfin je crois, ça va du haut vers le bas, c’est transparent, fade, sans saveur et ça fait ch... les campeurs !
La dernière balade nous emmènera au « Miel du Berry » à Vatan. On est parti à l’heure ! Visite très intéressante et instructive en ce qui me concerne, j’étais assez ignare sur le sujet.
Retour au bercail pour un dernier repas, constitué avec les restes. Les plus pressés ou les plus éloignés partent assez vite. Nous sommes quelques-uns à rester pour donner la main au démontage, ce n’est pas le travail qui manque. Certains ne repartiront même que le lendemain. j’emmène avec moi ma serviette, mon verre et un jeton de boisson, en souvenir.

Ce rassemblement m’a plu. C’est différent des W-E Vroam mais c’est sympa aussi, visites intéressantes, bon esprit. Et puis, comme je l’ai déjà mentionné dans un résumé sur le TT, le camping est un très bon vecteur de convivialité. Je n’avais plus pratiqué en solo depuis des lustres et ce W-E m’en a redonné l’envie. Depuis j’ai investi dans une toile plus adaptée (40 cm de long et 3kg). Je l’ai testée le vendredi soir du rassemblement. Je suis allé au bol d’or et l’ai aussi utilisée à l’aller comme au retour. Sur place je dormais chez mon frère qui réside à Toulon. Heureusement car les campeurs ont galéré, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ce rassemblement Guzzi, je ne le ferai peut-être pas tous les ans, mais j’y retournerai.

Content, Gianluigi (*)

(*) Jean-Louis en italien, incontournable dans ce contexte.
Pas Gianluigi Buffon, le célèbre gardien de but italien, mais Gianluigi le bouffon !