Des Guzzi à Gogo

JEAN-LOUIS CHEZ LES « GUZZISTES »

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Fin juin début juillet de cette année, les aléas familiaux font que nous ne sommes pas encore partis pour des vacances méritées. Et pourquoi ne pas passer le temps par une petite balade avec la rutilante Bellagio ? Reste à trouver un point de chute. J’ai acheté les années passées du bon café sur la route des vacances, dans l’Indre. (« Je » car Mimi ne consomme pas de café). Le stock est épuisé, joignons l’utile à l’agréable, voire l’agréable à l’agréable !

Petit parcours mijoté grâce à l’aide de Manu (vroameur sarthois, accompagné de Josefa) qui m’a appris à construire un itinéraire à l’aide d’un logiciel. Petit souci toutefois avec le GPS qui « coupe » de plus en plus souvent. Le café dans les valises, retour via Tours, passage par la concession Guzzi qui a effectué le branchement du GPS. Réparation sur le champ, très rapide. Le mécano explique la coupure du fil par les vibrations de la bête…. Ah ? …. M’étonne ….
Au moment de partir j’aperçois sur le comptoir de la concession une affiche appelant à un rassemblement Guzzi à Brion, le W-E qui suit. Tiens, je prends le numéro,vais regarder çà en rentrant. Brion est dans l’Indre, donc pas très loin. Petit coup de fil à l’organisateur. Il reste des places, le tarif est très correct (75€ les 6 repas et les 2 sorties), ma décision est très vite prise, j’y vais. Pour l’hébergement, chacun fait ce qu’il veut, mais le rassemblement se passe sur le terrain de foot, avec camping sur place gratuit, les sanitaires des footeux à disposition. Je n’ai plus de tente, un copain du ping me prête la sienne et c’est parti !
Enfin, parti …. pas si vite que çà. La toile du copain, c’est un vieux modèle : 13 Kg et un sac de 80 cm de long ! Mais finalement j’arrive à tout caser, grâce à Mimi ... ... qui m’a offert à Noël un sac à dos. J’ai aussi ressorti le top-case grand format.
Le W-E commence le vendredi après-midi. Les participants arrivent petit à petit, plantent la toile autour du terrain.
- « Dis donc, il est où le soleil du matin ? »
- « Ici j’sais pas, mais souvent c’est à l’est…. »
Il fait une chaleur d’enfer et les premiers demis sont rapidement servis. Pas d’argent à la buvette. Il faut acheter des jetons, bon système.
Toute l’organisation collective était déjà en place à notre arrivée : Barnum avec tables et bancs, barbecue, du bois, buvette, camion « scène », camion frigo. Tout est branché, raccordé. Certainement des heures et des heures de travail.
J’entends un participant interpeler  Christian . Tiens, tous les responsables d’un club moto se prénomment Christian !?!. Non, ce n’est pas lui, mais celui qui l’apostrophe ! Jean-Pierre, son prénom.
Cela continue d’arriver de partout. Jusque d’Angleterre, Irlande et Pays de Galle, même s’ils n’ont pas fait le voyage à cette seule fin. D’autres arriveront samedi et même dimanche. Le camping est gratuit, les non-campeurs payent leur hébergement, non compris. D’où ce W-E à la carte, tout comme le tarif.
Le tour du stade se remplit de toiles bigarrées et surtout de magnifiques motos. Quel pied !
Évidemment la nouvelle V 85 TT, dans plusieurs coloris, mais aussi plein de modèles. Une britannique en avait même 2 dans son camion. Une très vieille Guzzi qui n’a jamais démarré, elle a fait les sorties sur une BM flat twin un poil plus récente. Mais comme dirait Christian, notre président, « une BM flat twin ce n’est jamais qu’une Guzzi qui a les seins qui tombent !».
Pas très loin de ma toile, Il y a un modèle qui m’interpelle, une Breva. On sent bien qu’il y a bizarrerie.
Je n’attends pas très longtemps pour en savoir plus, le propriétaire est trop content d’éclairer ma lanterne.
- « C’est une petite Breva, une moto que j’aime bien, mais le moteur est un peu juste, je l’ai remplacé par un V9. A vue de nez c’était faisable. En fait il a fallu pas mal de modifs : le cadre …. certaines fixation …. l’arbre ….»
- « Et la carte grise ????? »
- « Quoi, la carte grise ? » …..  …… …… J’ai des questions bêtes …..

Il y avait également deux autres Bellagio. Un Vroameur présent à la vallée de l’Ouche avait trouvé ma selle anormalement dure. Il avait raison. Ma selle a été modifiée et l’originale est bien plus confortable.

Les échanges s’engagent à chaque arrivée et, vous ne serez pas surpris, bon nombre des pilotes sont des passionnés, intarissables (entre 2 demis je veux dire).

Arrive l’heure du repas, après un petit apéro, très raisonnable. Menu italien, cela tombe sous le sens, le même depuis des années selon les anciens.
Un petit groupe local et sympa pousse la chansonnette, registre variétés et chansons de soirées. Quelques échanges et bières plus tard ……. sous la toile, faute de couette, et dodo.

Le samedi matin, après le p’tit dej, pas de précipitation de type vroamesque, on ne décollera pas avant « moins le quart- moins dix ». Destination une piste de Kart, avec balade par petites routes. Je demande comment cela se passe pour rouler. La réponse ne tarde pas, très simple : « Ben... tu suis... ». Pas de groupe, pas de road-book, le chef devant, quelques pilotes connaissant le parcours derrière et c’est parti. Cortège impressionnant, et donc villageois-oises impressionnés. Mais le tout est bon enfant, pas d’excès, ni de vitesse ni de bruit. Une bonne vingtaine de Guzzistes se prêtent au jeu du Kart (en sus, tarif correct).
Malgré l’absence de consigne je n’ai pas vu non plus de moto s’arrêter pour faire le plein. Il faut dire aussi que les distances parcourues sont assez courtes.
- « Chez nous, jamais de pique-nique, on mange toujours au terrain, c’est comme çà ».
C’est certain, un repas à table prend plus de temps qu’un pique-nique, mais qu’importe, on a le temps.

L’après-midi sera consacrée à la visite du musée du cuir et du parchemin à Levroux, avec balade bien sûr. Départ à moins vingt….
Bien sympathique moment avec, au retour, un arrêt pour un apéro offert par le patron d’une auberge, accompagné de bien bons petits amuse-gueules.
Direction Brion pour un repas-barbecue avec soirée musicale. Changement d’ambiance avec cette fois un groupe très rock. Les uns reprennent les paroles en chœur, les unes dansent, d’autres font les deux et les timides, dont je suis, boivent un verre. Sans Philippe, je ne danse pas.
Pour pouvoir revenir l’année suivante, il ne faut pas abuser du bruit tard dans la nuit. Alors rejoignons nos toiles….. après une dernière !

Surprise en ce dimanche matin, quelques gouttes viennent perturber le lever. De l’eau ? Enfin je crois, ça va du haut vers le bas, c’est transparent, fade, sans saveur et ça fait ch... les campeurs !
La dernière balade nous emmènera au « Miel du Berry » à Vatan. On est parti à l’heure ! Visite très intéressante et instructive en ce qui me concerne, j’étais assez ignare sur le sujet.
Retour au bercail pour un dernier repas, constitué avec les restes. Les plus pressés ou les plus éloignés partent assez vite. Nous sommes quelques-uns à rester pour donner la main au démontage, ce n’est pas le travail qui manque. Certains ne repartiront même que le lendemain. j’emmène avec moi ma serviette, mon verre et un jeton de boisson, en souvenir.

Ce rassemblement m’a plu. C’est différent des W-E Vroam mais c’est sympa aussi, visites intéressantes, bon esprit. Et puis, comme je l’ai déjà mentionné dans un résumé sur le TT, le camping est un très bon vecteur de convivialité. Je n’avais plus pratiqué en solo depuis des lustres et ce W-E m’en a redonné l’envie. Depuis j’ai investi dans une toile plus adaptée (40 cm de long et 3kg). Je l’ai testée le vendredi soir du rassemblement. Je suis allé au bol d’or et l’ai aussi utilisée à l’aller comme au retour. Sur place je dormais chez mon frère qui réside à Toulon. Heureusement car les campeurs ont galéré, c’est le moins qu’on puisse dire.

Je ne le ferai peut-être pas tous les ans, mais j’y retournerai.

Content, Gianluigi (*)

(*) Jean-Louis en italien, incontournable dans ce contexte.
Pas Gianluigi Buffon, le célèbre gardien de but italien, mais Gianluigi le bouffon !