Un petit jeu Vroam

Vous aimez les puzzles? Ca tombe bien en voici un simple. Sinon, en quelques petites minutes vous pourrez découvrir ce qui vous attend si vous montez le col de l'Iseran, pour ce faire, il suffit de déplacer les pièces avec votre souris:

 

 

Joe Bar Team, tome 8.

Un grand cru

Ce nouvel opus, vient de paraître, 4 ans après le volume 7. Le scénario et les dessins sont de Fane (Stéphane Deteindre), à qui l'on doit les tomes:2,3,4 et 6.

On peut d'ores et déjà parler de réussite, les gags sont excellents, la lecture limpide, l'humour est omniprésent, la précision de certaines situations souligne le vécu de l'auteur.

On retrouve les personnages de Jéjé "l'aspi", Pierrot "la fouine", et Paulo "les gaz", mais aussi les anciens: Joe et Ed, un img014brin moqueur devant cette jeunesse intrépide...

Un petit nouveau vient s'ajouter: Maurice. Sarthois de surcroît. On peut ajouter, sans rien dévoiler, que comme le département, il vaut le détour !

L'esprit du Joe Bar Team est bien là, la bonne humeur et la mauvaise foi sont au rendez-vous. Un bon moment de lecture à ne pas rater.

Les répliques sont justes et drôles:"c'est vrai qu'elle est un peu lourde...Mais passé 130 km/h, ça se sent plus..."

Vous y apprendrez ce qu'est une "moto cougar".

Aussi, si vous ne voulez pas bouder votre plaisir : GAAAZZ vers votre librairie préférée.

Ericimg012

Burt Monro

A voir ou à revoir

 

Si vous ne connaissez pas ce film, je vous engage vivement à le visionner. Si vous l'avez déjà vu, à le revoir, il recèle des petits trèsors que l'on ne remarque pas forcément la première fois.

Sans prétention, bourré d'humanité, qui plus est basé sur une histoire vraie, il nous relate les aventures d'un néo-zélandais, Burt Monro, passionné par sa moto, une Indian, qu'il bricole afin d'aller réaliser un rêve: battre un record du monde de vitesse, sur le lac salé de Bonneville aux USA. L'action se passe dans les années 60.

Anthony Hopkins y tient son meilleur rôle, il dit d'ailleurs qu'il a pris un plaisir géant à tourner ce film. C'est évident en le voyant.

Eric.

Vous aurez un court aperçu, avec cette bande annonce:

 

 

 

Road Angels

A consommer sans modération. Pour un supplément, d'infos , cliquez ici

 

On a tous des idées reçues, des stéréotypes et autres préjugés qui nous calcifient un peu le cerveau. Alors un petit couverture-road-angels1coup d'acide pour dissoudre tout cela ne fait pas de mal.
Jugez vous-même. La première de couverture de ce livre de quelques 184 pages, s'illustre par un biker « en danseuse » sur une Harley sans casque mais avec casquette à la visière sur la nuque. Le titre lui aussi en remet une couche avec ce mot à pousser toutes les bonnes mères de famille à cacher leurs filles au fin fond de leur grenier : « Angels ». Ce mot diabolique associé à une Harley... le début d'un cauchemar !!!
Je vous entends déjà bien calés dans vos certitudes « Laisse béton papy c'n'est pas pour toi »
Et puis la curiosité me pousse à lire la quatrième de couverture. Tiens, tiens, l'auteur ne serait pas un loubard échappé de je ne sais quelle banlieue mal famée d'une mégalopole américaine. Il n'aurait pas toujours trempé ses mains dans le cambouis, elles auraient même, ses mains blanches, plus souvent serré un stylo plume type Mont Blanc qu'une chaine de moto. Je continue la lecture de cette quatrième et ..... J'achète le livre et je le dévore avec l'avidité d'un musulman le jour de l'Aïd-al-Fitr.
L'histoire est simple. La crise de l'immobilier brise l'ascension sociale et engloutit les économies d'un gold boys de l'immobilier qui avait cru que la vraie vie se mesure au nombre de billets entassés sur un compte bancaire.
La chute est d'autant plus brutale qu'elle est soudaine. Mais le bougre a d'autres ressources, des vraies celles-là. Il largue les amarres et décide d'un tour du monde à moto en « allant toujours à l'Est » sans carte ni boussole ni GPS. Un de plus me direz-vous, certes mais quelle littérature, quelle humanité.
Tout ce que vit Éric Lobo est décrit avec un cœur qui bat à cent à l'heure, avec une plume qui cisèle les êtres, qui lie les amitiés. Il faut lire (et relire) les passages où il raconte ses rencontres avec les bikers russes. Des gros durs au cœur tendre. L'amitié est en embuscade au coin de la route et en permanence. Des étapes qui se déroulent, s'enchaînent comme un long ruban d'amitiés. Tout ce qu'il voit, il l'emmagasine, l'engloutit. Jamais, il ne juge, il apprend à connaître, à comprendre. Pas de morale à deux balles dans toutes ses pages mais une leçon sur les choses de la vie. Jamais de réflexion philosophique de bar du commerce. Non rien de tout cela. Alors oui, on aime, on adore, on envie, on en redemande.
Ceux qui n'ont jamais posé leur fessier sur une moto ne comprendront peut-être pas dès les premières pages ce que signifie « La moto c'est la liberté, l'amitié, la solidarité » ; mais au fil de la lecture, ils ressentiront petit à petit le mal du sédentaire, l'amertume du casanier. Ils auront eux aussi cette envie irrésistible : partir, partir « toujours à l'Est » et revenir métamorphosés.
Alors à lire et à faire lire.
Comment j'ai oublié quelque chose ? Ah, le titre ? Oui bien sûr le titre :
« Road Angels »
Eric Lobo Editions Transboréal – 2013
20,90 €
Soit un peu moins de 0.00058056 €/ km
Entretien, hébergement, nourriture et boisson compris.

Serge Grandvaux.