Les misères de Pérault.

Je voudrais vous  raconter mon voyage en Lituanie.

 

Je suis parti avec une douleur au mollet. Bien sûr j’aurai pu annuler mon voyage mais j’avais tellement envie de partir avec vous … .

A  Karlovy  Vary, en République Tchèque, je ne pouvais pas marcher. Ce sont Christian et Nathalie qui m’on tenu compagnie au bar où nous avons pris un croque-monsieur pour le déjeuner.

A Bolkow, en Pologne, le groupe 2 (mon groupe) est parti manger au restau. Je suis resté avec mon meilleur ami Jean Claude, pique-niquer, puis nous avons visité le château gothique.

A Varsovie je fais l’excursion en bus. Au début de la visite à pied, je laisse partir le groupe pour faire une petite visite à mon rythme. Finalement j’arrive à suivre, et je reste avec lui.

Avant d’arriver à Bialystok nous prenons de la pluie et je ne remets pas ma ceinture quand nous prenons notre équipement de pluie. Les derniers kilomètres sont durs, la route est mauvaise.

Arrivé dans ma chambre, je me penche pour défaire mes lacets et je ressens une douleur dans le dos. Je dis à Gérard, mon  "colocataire",  « Je suis mal ». Dans la soirée je suis bloqué.

Le lendemain je pars pour Vilnius avec  Christian et Nathalie. Gilles et Marie Hélène  ont gentiment sacrifié leur journée pour m’accompagner et rester  derrière en cas de problème. Je fais 300 km pour rejoindre Vilnius. A midi Christian m’apporte un hot-dog, et je mange sur ma moto. Dur dur.

Vilnius. Je vais dans ma chambre et jusqu’au surlendemain Gérard m’apporte mes repas, m’aide à mettre mes chaussettes etc. ……………..

Le jour prévu pour le rapatriement, je m’installe sur une chaise dans le hall de l’hôtel, pour attendre le taxi qui m’emmènera à l’aéroport. Là, c’est  le défilé : tous  les participants (ou presque) viennent me réconforter et me souhaiter bon courage. Ca fait chaud au cœur. J’attends 5 heures sur ma chaise dans le hall de l’hôtel. Le taxi ne vient pas. Je vous passe les détails de la journée quand on ne parle pas Anglais et qu’on est seul dans un hôtel en Lituanie, 24 heures, en attendant un nouveau taxi.

Le taxi arrive comme prévu le lendemain. Il doit avoir une chaise roulante. Que nenni, pas de chaise. Je dois me dém……tout seul. Je monte dans son P… de taxi et 1/2 heure plus tard il me laisse avec mes sacs devant l’aéroport. Démerde-toi ……………………………………………………………………………..

Je passe à nouveau les détails de la galère.

Enfin 2 heures plus tard,  je m’assois sur une chaise roulante et là c’est le bonheur.

Départ 9 h. pour Vienne.

Changement d’avion, direction Paris Charles De Gaulle.

4 heures d’attente, nouvel avion pour Toulouse.

A Toulouse ambulance jusqu’à La Malène (300 km).

Si j’ai voulu raconter mon voyage, pour ne pas dire ma galère, ce n’est pas pour que l’on s’apitoie sur mon sort.

C’est pour remercier tous ceux qui m’ont aidé, tant physiquement que moralement.

Tous ceux qui ont pris du temps sur leur voyage pour m’accompagner, me soutenir.

Ceux que je ne connaissais pas avant ce voyage et qui m’ont aidé comme si nous étions amis depuis toujours.

On dit toujours que c’est dans la douleur qu’on reconnait ses amis.

En voilà une nouvelle preuve…

Merci à toi Gérard.

 

Alain Pérault