Rassemblement des amis 2018

280px Indre et Loire Position.svgVoici donc venu le temps des amis, le temps du rassemblement. Le texte gouleyant de Philippe Sodoyer est en bas de page.

Et nous nous sommes retrouvés, toujours avec le même plaisir, le même bonheur. Pour les photos, un clic sur les images, et vous pourrez consulter les albums (à droite Eric Musiat, à gauche Alain et Carine Bady, au milieu sur le blason de Château-Renault: l'album de Christophe Samour, et en bas à droite sur celui de Marc et Jacqueline)La Saulaie

Et c'est bien, et c'est tant mieux, car par la magie de nos retrouvailles, ce week-end restera dans nos mémoires. Le prochain RDA sera sans doute ailleurs, mais vous pouvez, en cliquant sur l'icône de la Saulaie (lieu de notre hébergement) découvrir les premières photos de cette virée en ce pays d'Indre et Loire, et en cliquant à gauche (sur le département de l'Indre et Loire) découvrir le chouette album d'Alain et Carine, et au mileu les photos de la famille Samour (sur le blason de Château-renault), puis celles de Marc Et Jacqueline. 

CHATEAU RENAULT 37touraine sanka

RASSEMBLEMENT DES AMIS
LA SAULAIE 8 et 9 SEPTEMBRE 2018

Le départ est donné par le petit chat noir qui habite notre maison, ou bien l’inverse, depuis 18 années et ce n’est que sa première vie, si il a vraiment 9 vies, cela nous augure encore de nombreux départs en balades.
Alors Blanche-Neige et le Hobbit Joufflu, qui pour le coup chevauche enfin la magnifique CALIF trop souvent convoitée dans les magazines puis les magasins, quittent vers 9H00 leur non moins pittoresque petite chaumière des bords du Serein.
Les GPS sont au labeur, ils nous projettent déjà notre lieu d’arrivée sous forme de drapeau à damiers. C’est à Château-Renault, cité du cuir, que nous poserons notre errance vagabonde, tout près d’une sandwicherie et sous les frondaisons des ormes centenaires, rue du Petit Versailles, près des bacs du petit tri… ah non !
Il y a là, sous un soleil accablant, de nombreux partisans de la VROAM RACE qui ont boulotté tous les sandwiches et investi les places à l’ombre. Alors je béquille ma CALIF avec mille précautions assez loin des BM et autres Honda et voilà que déjà de nombreux motards intrigués se pressent autour de la promise, SVP laissez la respirer, c’est sa première sortie ! La Moto Guzzi gonfle son réservoir et fait ressortir ses cylindres, qui ont l’avantage d’être redressés, pas comme les BM ! (sic). Devant les yeux ébaubis et Ô combien charmés du public qui se presse, je me permets de rajouter : ah oui ! Très confortable ! Assez vif à la reprise ! 6 vitesses bien sûr ! Cruise contrôle ! Sélecteur à balancier, etc. etc…
Mais bientôt notre Grand Timonier le camarade Christian, tout en donnant un coup de coude à Nathalie en lui montrant la jolie Calif, s’époumone en hurlant : Groupe 1, 2,3…On y va ! C’est donc l’heure du départ de la balade. Nathalie quant à elle se souviendra davantage du petit chat noir …
Nous voilà donc en route pour la tannerie à environ 782 mètres d’ici, juste le temps de faire vrombir le magnifique bicylindre du 1400 cc BBRRRRRRAAHHHH ! Hé ! Hé !
Le musée du cuir et de la tannerie est en effet tout proche, nous enjambons le pont sur la Brenne, rue de la République, pour nous garer pas loin de la rue Ronsard ou autrefois cela ne devait pas sentir la rose près de la rivière !
Nous sommes guidés par le Président, lui-même, de l’association des amis du musée du cuir, et c’est avec une bonhomie de bon aloi qu’il nous invite à découvrir en premier lieu un imposant bâtiment classé aux Monuments Historiques : la Sèche. Les murs sont à claire-voie ce qui permettait de sécher les peaux, suspendues sur plusieurs hauteurs.
A l’arrivée, les peaux étaient salées pour éviter la putréfaction, comme l’évoquait en son temps Diane de Poitiers lors des longues soirées d’hiver avec son Henri II de roi, au château d’Amboise tout proche.
Puis les peaux rincées, passées dans différents bacs contenant de la chaux pour les préparer à l’épilation (pas exaltant pour l’épilation du maillot, hein ?) les peaux deviendront après 24 à 30 mois de façonnage de superbes cuirs tannés. Pourtant il suffira d’un aller-retour à Scarborough pour avoir les fesses tannées, mais par chance pas par « Marguerite » l’outil miraculeux !
Les durs à cuire retrouvent leurs montures et direction La Saulaie, le camp de base. Les chambres sont distribuées par Nathalie et je profite d’un moment de confusion pour faire connaissance avec Aziz, le barman, devant un picon-bière vite avalé. On parle, on parle, mais il se fait tard, et dans quelques instants nous seront à table et le ballet des serveuses pourra débuter. Au buffet : vin rouge, rosé, sauvignon à volonté mais avec no-modération.
Après le diner, espace détente version soirée libre ! On pousse les tables, on pousse les chaises, on libère le dancefloor et c’est rock-n ’-roll ! Aziz est aux manettes de la sono, un flot de riffs endiablés envahie bientôt la salle. Dans la brume légère de la part des Anges évaporée des verres de Cognac alignés sur le zinc, Ô miracle apparaissent soudain Jimmy Hendrix, Robert Plant, Alvin Lee, Angus Young, Téléphone, Antisocial tu pers ton sang-froid. Les Guitar Heroes se sont rassemblés pour une soirée unique au VROAM ARENA de la Saulaie. Dans la forêt, tout près, quelques âmes sensibles se sont rendues ont vomi, les bras en appui sur un chêne bienvenu, d’autres prennent le frais avant de poursuivre les folles envolées de air guitar … Mais il se fait tard, Monsieur, faut qu’je rentre « I’m going home » ♪♪
Le lendemain matin, pour un peu je manquais le départ pour la visite de la distillerie, le médiator de ma guitare s’étant assoupi.
Après une vingtaine de kilomètres, le nez au vent, c’est confirmé, nous sommes en approche. Les vapeurs de la soirée, difficilement dissimulées, se mélangent avec l’objet de notre visite. La distillerie artisanale Girardot nous ouvre son histoire de plus d’un siècle. Les mots : macération, distillation pure ou en milieu alcoolique nous font monter l’émotion : c’est qu’ils sont sensibles les motards ! Notre guide au regard espiègle nous enchante par son discours poétique sur l’art et la patience qu’il faut pour apercevoir enfin les premières gouttes d’alcool sortant de l’alambic.
La dégustation approche, les papilles s’affolent, les yeux pétillent, la jubilation nous pousse à gravir les quelques marches pour accéder au plus profond de la falaise et découvrir la salle de dégustation. Des liqueurs ou alcools pour les plus hardis sont proposés par doses de 3cl. Et c’est la remarquable liqueur « la fraise d’or » qui est la plus appréciée.
Le retour en passant par la case essence s’organise avec quelques hésitations et nous voilà déjà à notre camp de base. La kermesse a accueilli de nombreux motards candidats restés sur place. Il fallait être bien habile pour empiler des écrous en acier avec une plume de pigeon, avoir l’équilibre avec un VTT pour se saisir du ballon jaune et pas manquer de souffle pour gonfler les éthylotests verts ou bleus. Par ailleurs, la partie de pétanque justifiera à peine le besoin rafraichissant d‘un pastis !
Plus tard, enfin réunis, les boulons, le pastis, la liqueur, il est temps de passer à table … et de rendre hommage au Master of Kermesse : devinez qui ?
Après le repas, les embrassades et les promesses de revoyure sont évoquées avec beaucoup d’amitié !
À tout bientôt à vous tous !