Le Northwest 200 
Jeudi 02 Mai 2013. 5h. C'est le moment.

A l'heure, où les espaces de liberté se rétrécissent, comme peau de chagrin, je décide de profiter encore pleinement de ceux qui nous restent.

Je choisis, de goûter encore, sans modération, à ces routes fabuleuses qui nous mènent, vers les plus belles destinations.

Quel meilleur moyen que la moto, pour rouler, voyager, sentir, découvrir?

Quelle meilleure destination, que cette course Irlandaise, emprunte d'authenticité, de tradition et de convivialité: la Northwest ?

5h, ce Jeudi, le réveil me tire du lit de bonne humeur. Christian, nous avait donné rendez vous à Calais, pour un départ du Ferry à 6h30.

Et ce matin là, notre joyeux groupe de Vroameurs, savait déjà, que ça se passerait de la meilleure des façons.

En effet, la veille au soir, nous avions décidé, comme d'hab', de dîner à la pataterie de Calais. Un clic sur le trèfle pour voir les clichés:

Vroam au couleur du trèfle Irlandais

Personne n'aurait accepté sans broncher une attente de 2 heures, avant de voir un plat arriver. Et pourtant, nous avons patienté dans la joie et l'allégresse! Non, vraiment, ça se présentait bien. Ce groupe était prêt, prêt pour rejoindre la verte Erin, impatient d'emmener nos machines au coeur de l'île d'Emeraude.

Nous avions hâte, d'aller jusqu'au bout de l'Ulster ( Irlande du Nord), une destination à faire rêver n'importe quel voyageur, si riches de merveilleux paysages.La chaussée des géants

                                                                                                                         ( Petite nouveauté sur le site: cliquez sur la photo,  pour la découvrir en plus grand, ce lieu était de toute beauté )                                                                                                                                       Mais, n'allez pas croire, que ce lieu superbe, fut le seul enchantement de notre périple, nous eûmes droit à un voyage aller extraordinaire, et à un retour envoûtant!

Ainsi donc, ce 1er jour de notre route, nous fîmes halte à Buckingham, charmante petite ville, sous un ciel clément et bleu. Aussitôt le déjeuner terminé, nous nous pressions afin de quitter enfin l'autoroute, et nous rendre vers Stratford Upon Avon, délicieuse destination gorgée de maisons médiévales. Ville natale de Shakespeare, les voies qui mènent vers elle, sont déjà du bonheur...

Nous testions le soir, notre 1er hôtel Travelodge. Etape idéale pour groupe de motards. Structure neuve et confortable. 

Si le rire guérit de tout, il tue aussi l'impatience. C'est pourquoi, l'arrivée tardive de nos plats, ne nous dérangeât pas.

   En route pour le Pays de Galles.

Nous sommes le Vendredi 10 Mai, le temps est très menaçant. La météo annonce une tempête. Mais cette journée sera à marquer, d'une pierre blanche.

Un clic?
Pays de GallesToutes ces petites routes, choisies avec science, par Christian, constituèrent un régal absolu. Une enfilade de tracés sinueux à souhait, sur un revêtement parfait, dans des paysages inoubliables.

Arrivés à notre escale du soir ( hôtel Travelodge de Holyhead ), notre 30aine de vroameurs, discutaient encore de ces parcours de petite montagne somptueux, autour d'un apéritif improvisé sur le porte bagage d'une Béhème...

Pierre-Michel et notre joyeuse bande de vendéens, avaient assurés un max: Whiskey Irlandais, Sancerre frais et dispo, fromage fait et très à propos!

Nous étions complètement parés pour nous rendre en Irlande le lendemain.

   Il n'y a pas de mal à se faire Dublin.

Le Samedi, la traversée sur un ferry, ultra rapide, nous distillait, un peu de ce vent venu du nord. On dit qu'en Irlande: "les nuages charrient du mysticisme, il pleut de la poésie, et les irlandais ne portent pas d'imperméables".

Le fait est: nous sommes accueillis, à la descente du bateau, par une averse de grêle, jetée là par les cieux, pour nous souhaiter la bienvenue, comme des grains de riz, balancés à la sortie d'une église.

Personne ne pourra vous dire le contraire: les irlandais sont très sympatrick !

Dans ce pays, même les moutons sont avenants:

Notre arrivée au coeur de Dublin, nous amène, à l'hôtel Kinley House, auberge de jeunesse, dans une superbe batisse du 18ème siècle. Au seuil du quartier hyper branché et touristique de Temple Bar ( qui doit son nom à William Temple, et pas du tout pour le nombre de ses bars tous plus accueillants les uns que les autres...Ah les pubs irlandais!).

Verre de GuinessDublin, est une ville baignée par la Liffey ( rivière qui divise la cité en 2 ) et par la musique, omniprésente à chaque coin de rue, au sein de chaque pub. Et que ce soit pour les notes, ou pour leur bières, distillées, la qualité est au rendez-vous.

Certains choisiront une visite à pied, d'autres, un tour de ville en bus, les connaisseurs opteront pour la découverte de l'usine Guiness.

Direction: l'Ulster.

L'Ulster, qui n'est pas à l'Irlande, ce que le hamster est au rat...

Des routes quelques peu détériorées, mais aux paysages superbes, nous mènent à Dundalk, fief du groupe " The Corrs".

Une celtitude, nous sommes bien où nous voulions être. Au coeur d'un royaume, témoin de son riche passé, ou la moindre pierre semble témoigner des contes et légendes gaéliques.

Nous passons en Irlande du nord, et ce Dimanche, notre route côtière, ciselée et remarquable, semble souligner le destin maritime des ces contrées.

Le soir notre halte est prévue, à l'auberge "Mourne Lodge" en plein coeur des montagnes du Mourne. Paradis des randonneurs.

Le galbe de ces douces pentes, glisse avec élégance vers la mer. Aucun d'entre nous, n'oubliera l'accueil incroyable de notre hôtesse. Un clic, pour agrandir le groupe:Le groupe Vroam en Irlande

Mayread, c'est son nom, nous reçoit dans une même élégance, elle est si souriante, et tellement attentionnée. C'est un plaisir. Elle nous glisse un : " vous êtes ici chez vous". Et le fait est, le soir venu, nous prenons possession des lieux, jusqu'au matin. Les propriétaires, nous laissent l'auberge.

La soirée au coin du poële, fut un concours d'histoires drôles.

En route pour Coleraine.

En nous préparant, le lundi 13 Mai, sous un vent à décroisser la lune, nous ne pouvions prévoir, toutes les beautés à venir. Le séjour allait crescendo!

 En quittant l'auberge, nous roulions en nous délectant sur les reliefs du Mourne. Avec cette sensation enivrante, de découvrir plus formidable après chaque virage.

Un petit ferry, charmant, nous emmènera vers Donaghadee. Nos haltes improvisées, s'effectuant quasi sytématiquement dans des endroits somptueux.

Un exemple: la baie de Cloghy Rocks, nichée au milieu de nul part, que Michel notre guide trouva par le plus beau des hasards. Site magique à la lumière sensationnelle, et aux phoques joueurs.

Baie de Cloghy Rocks

Nous avons dégusté avec bel appétit des sandwichs "so british" dans le port de Donaghadee.

Les routes du bord de mer, dont les vues sont à couper le souffle, nous emmène, tout là haut, au Nord, vers Coleraine, et son circuit légendaire. Nous sommes impatients de humer l'ambiance de la course.

Nous roulons sur le circuit et empruntons les mêmes voies que les pilotes. Le voyage devient incroyable.

Les quelques grains que nous rencontrons, n'entament absolument pas notre excitation.

En découvrant le Downhill Hostel, à Castlerock, on croit rêver. C'est splendide. Cette maison auberge, est au bord d'une plage au décor de carte postale, où le vent est roi:

 

Nous sommes jusqu'à 6 par chambre, sauf pour les couples. Les douches et les toilettes sont sur le palier. L'accueil, là aussi, fut rempli de gentillesse et de prévenance. Une fois de plus, nous fumes "chez nous". Les hautes fenêtres Victoriennes, se souviennent encore de nos rires peuplant nos soirées si riches.

Arrivée sur le circuit.

Premier jour des essais, ce Mardi 14 mai, le ciel est très chargé. Le soleil menace...Y a quoi derrière ce circuit?Plan du circuit du Northwest 200

En effet installés à Portrush, nous irons même jusqu'à bronzer. Coup de soleil ou problème d'oreille interne, Claudy, le roi de l'histoire drôle ira de son petit malaise, et d'une visite à l'hôpital. Histoire de charmer quelques infirmières irlandaises. Son retour, fut très apprécié.

La soirée, fut couronnée par l'élection très serrée, de Miss Downhill Hostel, Sophie l'emportant d'une courte tête( rousse... ).

Nous pensions bien avoir atteint notre objectif, et rassasiés de toutes ces belles images, de tous ces beaux souvenirs, nous nous endormions, sans penser que le meilleur était à venir!

En Irlande, on vit d'abord, on regarde ensuite le temps que ça a pris.

 Quelle fut belle cette journée du 15 Mai, un Mercredi, que je ne suis pas prêt d'oublier. J'eu l'honneur, de la partager, en tant que "singe" aux cotés de Pierre-Michel, pilote de side émérite. Qui tout comme Joëlle, sont les ambassadeurs de classe de ce moyen de transport admirable.

Un pied fabuleux. un rêve de gosse réalisé. Qui plus est, le programme de la journée allait être ensorceleur.

Jugez plutôt:

-on commence par la visite guidée de la magnifique distillerie " Old Bushmills". Tout simplement, la plus ancienne du monde, puisque répertoriée depuis le 13 ème siècle. Et qui en 1608, fut la 1ère licence de distillation de whiskey de la planète. 

- Puis direction la chaussée des géants, les routes pourraient être celles peuplant le paradis des motards. Le charme des paysages, là bas, est sans pareil. En arrivant sur ce site extraordinaire, nous avions dans les yeux une reconnaissance absolue, qui les faisait briller.

- Visite de Giants' Causeway ( la chaussée des géants ). Qu'il faut voir, avant de mourir. Il s'agit d'une impressionnante curiosité naturelle, qui résulte d'une éruption volcanique, qui eu lieu il y a  plusieurs millions d'années. Les colonnes et les blocs de basalte, s'encastrent et s'ajustent, au point de ne laisser aucun interstice entre eux.  Leur disposition est par endroit si parfaite, qu'elle semble avoir été artificiellement créée. c'est du reste l'origine de la légende qui attribue la construction au géant Finn MacCool, qui voulait aller en Ecosse à pied sec pour défier un autre géant.

 - Nous décidons de nous rendre, ensuite au Joey's bar, à Ballimoney. le célèbre pub du pilote Joey Dunlop, véritable icone du sport britannique, et de la moto en particulier. Le trajet, est, évidemment, enjoleur.Joeys Bar

- Cerise sur le gâteau, nous rencontrons... John Mac Guiness. Légende vivante, et recordman des victoires sur le TT. Ce type, est non seulement un pilote exceptionnel, mais c'est en même temps un homme charmant, affable et disponible.

 Une journée de courses et d'essais.

Ce Jeudi, notre séjour se concentre sur la course; L'ambiance y est particulièrement conviviale. Chacun choisit son emplacement, et nous commençons à connaitre le nom des virages, un peu comme ses vieux habitués, passionnés que l'on trouve au bord de chaque trottoir.

Plusieurs groupes se forment afin de comparer nos points de vue. Certains à York Corner, du coté de Port Rush, d'autres vers Port Stewart.

Les road races, notamment en Irlande, sont uniques, ça change tellement des grand prix...

Le soir venu nous rejoignons notre charmant Downhill Hostel. Si vous voulez une idée de l'ambiance, qui régnait alors, regardez cette courte vidéo:

Journée Libre, Yes!

Cette fois ci, c'est Vendredi, c'est à nous de jouer. Les possibilités, qui s'offrent à nous, sont infinies. Aïe...

Notre groupe explose, certains iront vers Belfast la tumultueuse, d'autres rouleront au coeur du Donégal, région magnifique ( pléonasme irlandais...) au Nord ouest de l'ïle. Nous serons nombreux à avoir choisi, Londonderry. Par égard pour ce peuple si sympathique, évoquez Derry. Tout court. Et tout simplement géniale, qui avait eu la bonne idée d'être capitale Européenne de la culture, au moment de notre venue.

Derry, tout comme Belfast, sont des témoins vivants, des récents affontements, inter communautaires. Des villes qui traînent derrière elle, éternellement, un passé trop lourd. Mais l'on devine, au niveau de cette jeunesse rayonnante, une volonté d'oublier. Tout du moins de pardonner, et de fraterniser. Une amnésie forcée et voulue, qui efface les mauvais souvenirs, les traces de balles sur les murs, les éclats d'obus et de bombes.Montage sur Londonderry

Derry, est une ville où il fait bon flaner, la vie culturelle flamboyante, aide à effacer ces années de haine. Sur la première pierre posée, de la 1ère cathédrale protestante, construite en Irlande, en 1633, on peut lire "if stones could speak..." ( " si les pierres pouvaient parler...")

Notre visite, au coeur de cette ancienne cité, avec en son sein, une citadelle fortifiée, fut remarquable et chargée  d'émotion. Outre les guerres incessantes, vous ne pouvez pas passer à coté des témoignages de la grande famine des années 1846 à 1851, qui fit des millions de victimes, et qui fut à l'origine de l'exode de 2 autres millions de malheureux. L'Irlande était avant ce drame, plus peuplée qu'aujourd'hui.

Le temps, ce 17 Mai était radieux, comme pour conjurer les affres du passé. Coups de soleil assurés pour certains..

La soirée à l'auberge Downhill, fut comme les précédentes: une rigolade géante. Les belges s'en donnent à coeur joie. Un exemple fourni par Didier: 

" Quelle est la hauteur de l'amour?"

"6 mètres. Parce qu'il faut s'y mettre à 2..."

Courses annulées.

Il est rarissime, que les courses du Nortwest, soient arrêtées, et pourtant Samedi 18 Mai, il n'y eu qu'une course, et avec 2 tours seulement. C'est vous dire, s'il tombaient des cordes. Pour l'anecdote, c'est Michael Dunlop,à la forme olympique, qui l'emporta.

Plutôt que des longues phrases, pour avoir un aperçu de ces courses sauvages, sur routes, cliquez sur cette image du Joe Bar Team ( à voir, ou à revoir ) :

Baston sur la piste

De retour à l'hôtel, nous pûmes, faire sécher toutes nos affaires, par la bonne grâce des propriétaires. L'irish coffee, qu'ils nous ont péparé, était un petit bijou, proportions idéales, saveur unique, plaisir des sens.

A nous l'Ecosse.

Le départ de Castlerock, est fixé à ...4h30. Ca pique un peu, tout le monde est sur le pied de guerre. nous avons un peu de route avant de prendre un nouveau ferry, à Larne. 

Drapeau écossaisLes terres écossaises, sont recouvertes d'un épais brouillard.

Nos guides équipés de GPS, nous ouvrent sagement la voie. Nous gagnons sans encombre Dumfries, puis Gretna Green. Nous sommes déjà à la frontière de l'Ecosse. C'est dans cette bourgade, que le forgeron mariait, naguère, les couples mineurs, sans l'autorisation des parents. Depuis le début du 18ème siècle, ce lieu, est devenu un des plus réputés, dans le monde, pour les mariages. 5000 par an. En respectant la tradition: l'union étant célébrée au dessus de l'enclume.

Ce cours passage (plus de 300 kms, tout de même), nous a permis de passer nos pneus sur un circuit très beau, et qui incite à revenir.

Notre étape du soir, s'effectuera au Travelodge de Carlisle. Nous y fêterons l'anniversaire de Guy, le Doubien.

Le charme du nord de l'Angleterre.

C'est avec surprise, que j'ai découvert cette région, entre Carlisle et Lancaster. Truffée de lacs, toute en reliefs, le plaisir d'y rouler fut extrême. Cette étendue vallonnée, mérite le détour. C'est également un paradis pour randonneurs. Ambleside, adorable cité en son centre, a tout le charme d'une Chamonix, sans l'effervescence. Notre pause du midi, y fut épatante.

Nous étions déjà dans le retour, et pourtant toujours sous le charme. Avec quelques pépins techniques, mais le problème de carburateur de Lionel et sa Ducat', fut rapidement réglé. La crevaison de mon pneu avant, ne fut qu'un détail dans les mains expertes de René, dit Bouboule.

Nous gagnons Lancaster, en passant par Coniston, ville du poète John Ruskin ( qui inspira Marcel Proust) et de Donald Campbell, qui trouva la mort sur le lac Coniston, en tentant de battre le record de vitesse sur l'eau.

Le soir nous prenons nos quartiers dans un Travelodge de Lancaster. Comme des vieux briscards.

Mardi 21 Mai: ça sent la fin.

Cette fois ci, notre trajet se fera sur l'autoroute, nous ferons les 520 Kms, qui nous relient à Douvres, à bonne le trèfle du Northwestallure. Ainsi, nous arriverons au ferry avec 2 heures d'avance. Ce qui nous permit de prendre le bateau
précédent. 

Nous étions tous nostalgiques, en arrivant, à l'hôtel 1ère classe de Calais. Retour à la case départ, avec tant de beaux et bons souvenirs. 

Il régnait entre nous, un peu de cette tristesse, que l'on rencontre à la fin des colonies de vacances. Les meilleures choses ont une fin, cette parenthèse délicieuse se fermait.

Alors: Dany, Corinne, Joëlle, Gisèle, Sophie, Patricia, Marie-France, les Guy, Jean-Claude, Michel, Patrick, Daniel, Lionel, René, Pierre-Michel, Laurent, Benoit, Hervé, Denis, Jean, Didier, Claudy, Bernard et Christian; je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je crois qu'on a eu une chance fabuleuse, d'y être, et que ce voyage restera à jamais gravé dans nos mémoires.

Eric.             Lire aussi : Man 2011 et le TT, ainsi que : Tourist Trophy Ile de Man

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